Alimentation vivante : mes astuces pour s’y mettre facilement
Source : Lignes d'horizon

Alimentation vivante : mes astuces pour s’y mettre facilement

Alimentation vivante

La première fois que j’ai entendu parler de l’alimentation vivante c’était il y a environ 7 ans. Je m’étais inscrite à une formation en Reiki et les personnes qui enseignaient ont fait découvrir, par la même occasion, cette alimentation à leurs étudiants.

Je ne me souviens plus très bien de quoi le repas était fait exactement, mais ce qu’il m’en reste c’est qu’à la fin de la journée, j’avais très faim. Je me rappelle aussi avoir plaisanté avec une participante sur le fait que c’est bien beau de manger vivant, mais si on meurt de faim toute la journée à quoi ça sert ?!

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Toutefois, le concept et l’idée de base qu’un aliment cuit est mort et qu’il n’a plus aucun intérêt nutritivement parlant a laissé une emprunte dans mon esprit. C’est à mon « éveil » sur la conscience alimentaire, suite à mon premier jeûne, que cette emprunte a ressurgi et prenait enfin tout son sens.

Pourquoi s’y mettre

Comme je vous le disais dans mon article « mes 4 astuces pour garder la ligne », j’ai entrepris beaucoup de recherches pour trouver la façon de me nourrir sainement et sans frustration et ainsi garder ma ligne et ma préserver ma santé.

En me replongeant dans le thème de l’alimentation vivante, j’y ai découvert tous les critères réunis :

1. limité en sucre
2. à faible indice glycémique
3. contenant du bon gras
4. basifiante.

En plus de ces critères, j’ai été surprise et conquise par les techniques de conservation, de préparation et de créativité pour faire de cette alimentation une fête non seulement gustative mais visuelle à chaque repas concocté. J’y mets tout mon coeur et mon amour. J’éprouve un énorme plaisir à chaque fois que je m’y mets. Je m’applique à trouver les bons produits, frais et variés pour les transformer avec amour en un repas sain, copieux mais léger.

L’alimentation vivante : une fête à chaque repas

Cuisiner vivant est une façon pour moi

  • d’honorer ce que la nature me met à disposition
  • c’est de cuisiner en réelle conscience et gratitude
  • c’est rendre hommage à ma facette artiste (dans cet article je parle des différentes facettes que nous avons tous en nous)
  • de mettre en valeur des légumes, des saveurs, des textures
  • c’est exploiter des végétaux qui servaient avant à nourrir mes lapins

Ainsi, je nourris non seulement mon corps mais mon esprit aussi. Et ce qui change, c’est que j’ai réellement moins faim, et que toute l’attention et l’amour que j’ai apporté dans mon plat est autant de nourriture que la matière présente dans mon assiette.

C’est quoi l’alimentation vivante ?

Quand on parle d’alimentation vivante on parle aussi de crusine pour cuisine crue. Les puristes vont toutefois différencier les deux de la manière suivante :

1. l’alimentation vivante c’est le fruit, le légume, la feuille que l’on aura cueilli, cuisiné et mangé dans la foulée dans le but de bénéficier de l’apport réellement vivant de la matière. Plus on attend de manger le produit, plus il perd de sa valeur nutritive. Il se meurt peu à peu avec le temps.

2. l’alimentation crue est le contraire d’une alimentation cuite. Or une alimentation crue n’est pas le synonyme d’une alimentation vivante. Comme je l’ai écrit ci-dessus un légume ou un fruit qui a a été cueilli, entreposé, conservé au frigo plusieurs jours durant n’aura pas le même apport nutritionnel que l’aliment dit vivant. Toutefois, il est toujours mieux de le consommer cru plutôt que cuit.

En outre, afin d’amener le maximum de valeurs à notre corps, il est indispensable d’acheter des produits bios, idéalement issus d’agriculture de type Demeter (Demeter c’est encore plus bio que bio, je ferai prochainement des recherches sur le sujet et reviendrai vers vous pour vous en parler).

Manger vivant c’est manger varié, frais et végétal

L’alimentation vivante ce n’est pas seulement manger des légumes crus en salade ou en jus et manger des fruits. Car :

  1. manger ainsi ne va pas couvrir tous nos besoins en apports nutritifs
  2. on va se lasser de ne manger que de la salade
  3. on ne couvrira pas nos besoins en calories journalière. On va mourir de faim et se ruer sur le n’importe quoi pour compenser
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Source : Resto Michto

L’alimentation vivante est bien plus diversifiée que l’on pourrait le croire. Grâce à elle j’ai (re)découvert des aliments et des façons de les préparer tels que les :

  • graines que l’on aura préalablement faites germées
  • oléagineux que l’on aura réveillés en les trempant plusieurs heures dans l’eau. Ils auront ainsi eu le temps de pré germer
  • algues
  • fruits
  • légumes

Les bienfaits de l’alimentation vivante

L’idée de faire pré germer ou germer les graines et les oléagineux c’est de les rendre vivants justement. En les faisant tremper, ils se réveillent et reviennent à la vie. Ce processus va permettre aux enzymes de s’activer ce qui rendra leur digestion plus facile. Le travail du système digestif en sera amoindri. Les enzymes sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Ils sont l’énergie et la vie. Les graines germées contiennent énormément d’enzymes d’où l’intérêt d’en consommer sans modération. Il faut également savoir que les enzymes ne résistent pas à des températures plus élevée que 45 degrés. D’où tout l’intérêt de manger vivant pour bénéficier au maximum de l’apport de ces précieux enzymes.

L’alimentation vivante : un apport en chlorophylle

En mangeant ainsi c’est s’assurer une très grande quantité de chlorophylle. Et la chlorophylle c’est le top du top pour la santé. On dit même que c’est le soleil liquide sans parler que la verdure est très riche en minéraux.

Il y en a bien sûr dans tous les légumes à feuilles, les algues et les graines germées et les jeunes pousses, mais également :

  • dans les fanes de carottes, de radis, de choux pomme
  • le persil et autres herbes aromatiques
  • le feuillage des choux fleurs

Comme je vous le disais plus haut, avant je donnais tout ça à mes lapins. Maintenant que j’ai compris que c’est une mine d’or pour mon capital santé, lorsque je vais au marché, je demande aux marchands qu’ils remplissent mes sacs des fanes que les clients n’ont pas voulus. Comme j’aime beaucoup mes lapins, je leur en laisse une part. Le reste fera l’affaire pour un smoothie, un jus de légumes, un pesto.

Manger vivant, comme je vous le disais ce n’est pas seulement manger des légumes en salade.

Concrètement on mange quoi et comment ?

La cuisine crue interdit tout produit transformé. Exit le sucre, la farine, tout ce qui est animal (viande, produits laitiers). La matière première n’est que végétale. Et ceci décliné à l’infini. C’est épatant, surprenant et jouissif !

En participant à des cours de cuisine en alimentation vivante, j’ai découvert que l’on pouvait manger :

  • pizzas
  • falafels
  • pain
  • crackers
  • chips
  • beurre
  • spaghettis
  • riz
  • crêpes
  • lasagnes
  • polpette (boulettes de viande à l’italienne)
  • crème fouettée
  • mayonnaise
  • brownies
  • fromage
  • yaourts
  • biscuits
  • tarte aux citrons

et bien plus encore…

Alimentation vivante, eveillee, celine racine
Source : mange tes légumes

Mais attention ! Tout ça… en version crue naturellement !

Les plats traditionnels en version cru ça donne quoi ?

  • Le fond de tarte qui servira pour la pâte à pizza sera constituée de graines et de noix trempées, de légumes et de levure maltée. Le tout mixé, étalé et séché plusieurs heures dans un déshydratateur.
  • La matière première et unique des spaghetti sera des courgettes ou des carottes passées dans l’appareil à spirale.
  • Les résidus des laits végétaux maison serviront de base pour les fromages.
  • L’apport sucré dans les desserts sera fourni par des dattes, des raisins ou des abricots secs par exemple. Le beurre sera remplacé par l’huile de coco. Excellent pour toutes les préparations qui nécessitent un glaçage.
  • Les colorants seront issus de la betterave séchée réduite en poudre, du matcha ou encore de la spiruline.
  • La base de la crème fouettée c’est tout simplement des noix de macadamia trempées puis passées dans un mixer puissant pour assurer une texture lisse et onctueuse. Un vrai délice croyez-moi sur des cuirs de fruits (sorte de crêpes).
  • Les graines de lin préalablement trempées séchées et réduites en poudre fera le liant de bien des préparations comme les crackers. Ces crackers seront une super base pour les tartinades végétales, comme le houmous (à base de pois chiche pré germés ou de betterave crue). Voir ici mon article sur les apéros sains et savoureux dans mon article sur la Kombucha qui est une boisson vivante.
  • les chips : de légumes ! Patates douces, courgettes, panais, chou kale, rondelle d’oignon, ortilles. Eventuellement mariner avant séchage pour donner un petit plus.

La cuisine crue au quotidien

Bien sûr tout cela nécessite un minimum d’organisation. C’est une autre manière de cuisiner. Ce qui prend du temps, au début, c’est de se défaire de ses habitudes organisationnelles. Tout se prépare à l’avance, enfin presque puisque manger un fruit équivaut à du fast food ! En dehors du fruit, nos bases prêtes (fond de pizza, graines germées, crackers, pain essene) se conservent au congélateur ou dans des boîtes hermétiques plusieurs semaines. Il n’y a plus qu’à se servir.

Les apports en nutriments de l’alimentation vivante

Et là, à chaque repas, c’est l’explosion en apports riches :

✅ de minéraux
✅ d’enzymes
✅ de vitamines
✅ de fibres

C’est-à-dire une alimentation majoritairement alcaline, sans sucre, végétale, et souvent grasse puisque les oléagineux et l’avocat se retrouvent à la base des recettes.

Comment se lancer

Personnellement je n’ai pas de jardin potager. Donc impossible pour moi d’aller cueillir mes fruits et légumes et de les consommer sans qu’il y ait un eu un temps d’attente entre deux.

J’ai tout de même quelques herbes aromatiques en pot qui me servent à agrémenter mes jus, mes salades et mes soupes.

Afin de m’assurer de la qualité des aliments, je me fournis essentiellement dans les marchés locaux, chez le producteur directement.

Je fais également germer mes graines, mes légumineuses et pré germer le sarrasin, la quinoa. J’en parsème mes salades et mes tartines. Je me prépare également des houmous, des salades de lentilles ou de quinoa germées.

On commence tout en douceur

Plusieurs d’entre vous me diront :  je ne supporte pas le cru, je ballonne, en hiver c’est compliqué, j’ai besoin de manger chaud, j’ai pas de déshydratateur, etc…

C’est vrai qu’il est courant que l’on puisse souffrir de troubles intestinaux en introduisant l’alimentation crue dans notre quotidien. Il faut toutefois savoir, que ce n’est pas l’alimentation crue qui provoque ces maux. Mais un système digestif affaibli par des années d’alimentation cuite et qui ne supporte plus l’action puissante des aliments crus.

Pour les personnes qui ne toléreraient pas un trop grand apport de nourriture crue, pensez à votre santé intestinale en commençant d’introduire tout doucement le cru par des jus de légumes fait à l’extracteur en guise d’apéritif. Ceux-ci ne contiennent pas de fibres et préservent l’intestin affaibli qui ne les supporterait pas.

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Source : Vivez Ahimsa

Ce serait peut-être aussi l’occasion de tester l’hydrothérapie (voir mon article sur le sujet 👉🏻 ici) pour assainir votre intestin et/ou la Kombucha pour reminéraliser les muqueuses de l’intestin par un apport en pro et en pre biotique.

La solution n’est donc pas de ne pas se mettre à l’alimentation crue ou vivante, mais de prendre soin de son côlon pour pouvoir peu à peu bénéficier de ses multiples bienfaits.

En sachant que manger vivant c’est se nourrir de la Vie êtes-vous prête à renoncer à ce type d’alimentation ? Manger vivant c’est amener de la vie en nous, de l’énergie. Les aliments crus qui ont pu se développer jusqu’à leur maturité sont gorgés d’énergie solaire. L’eau qu’ils contiennent vivifie l’organisme, nettoie l’intestin et draine les reins. C’est un puissant laxatif et diurétique naturel. Cette énergie apporte également de la chaleur à notre organisme.

En cas de frima, une soupe crue, par exemple, peut être chauffée un peu, juste ce qu’il faut pour nous réchauffer sans altérer la qualité des nutriments.

Irène Grosjean, grande spécialiste de l’alimentation vivante, verse de l’eau même bouillante sur ses légumes apprêtés. Elle dit que cette chaleur, même si elle est très élevée, ne suffit pas à détruire les précieux enzymes des aliments. Ainsi vous obtenez une soupe tiède-chaude à servir sur le champ.

Recette

Voici l’une de ses recettes. Testez la et donnez m’en des nouvelles. Vous verrez c’est délicieux :

Soupe aux champignons pour 3 personnes

Ingrédients :

1/2 avocat
6 CS de purée d’amande
1 brin de persil
1/2 oignon
3 gousses d’ail
tamari selon goût
3 grosses poignées de champignons de paris frais
une ou deux poignées de morilles ou de cèpes séchées
eau bouillante selon consistance souhaitée

Préparation

Jeter tous les ingrédients dans un blender puissant
Mixer jusqu’à texture onctueuse
Servir et dégustez aussitôt !

Régalez-vous

Pour vos tartinades, vous trouverez également une recette de houmous 👉🏻 ici

Les légumes crus proposés dans la recette pourront être remplacés par des pois chiches secs que vous aurez mis dans un bocal recouvert d’une gaze à tremper toute une nuit dans l’eau. Le lendemain vous jetez l’eau de trempage. Vous rincez bien vos pois chiche.Vous inclinez le bocal contenant les pois chiche de sorte que le reste d’eau puisse s’écouler. Vous rincer une fois par jour jusqu’à l’apparition d’un petit germe.

Côté matériel

Pour cuisiner cru, on n’a pas besoin de beaucoup de matériel. Mais il est nécessaire qu’il soit de bonne qualité et puissant. Il faut :

  • 1 blender
  • 1 mixer puissant avec une lame en S
  • 1 extracteur de jus
  • 1 germoir

Pour le déshydratateur, si vous n’en avez pas, vous pouvez commencer par faire sécher vos graines, noix et autres préparations dans le four à air chaud à 40-45 degrés la porte légèrement ouverte. J’ai fonctionné ainsi presqu’une année.

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Source : EnBeauce.com

Ma conclusion

Se mettre à l’alimentation vivante, vous l’aurez compris, ne passe pas forcément par un changement drastique de notre alimentation. On introduit peu à peu de nouvelles habitudes en commençant par :

✅ se fournir dans son jardin potager et/ou chez le maraîcher

✅ faire germer ses graines, ses céréales et ses légumineuses

✅ commencer en douceur par des jus de légumes fait à l’extracteur

✅ éventuellement prendre soin de son côlon par l’hydrothérapie pour éviter les désagréments du début
s’équiper petit à petit avec du bon matériel

On s’alimentant ainsi on gagne :

  • en vitalité
  • en capital santé
  • en légèreté

Voilà, vous savez tout (ou presque) sur l’alimentation vivante. Il ne vous reste plus qu’à passer à l’action.

Et vous savez quoi ? Y a aucune chance pour que vos recettes crament 😂

Comme d’habitude j’adore vous lire. N’hésitez pas à mettre en commentaire ou à poser une question en bas de l’article. Cela me fera très plaisir de vous répondre.

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Cet article a 2 commentaires

  1. merci pour cet article très intéressant.

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